___La vie m'a toujours offert ce que je voulais, j'ai toujours eu ce dont j'avais envie, pas nécessairement ce dont j'avais besoin. Pourquoi je dis "la vie" ? C'est plutôt la carte de crédit de Papaaa. J'ai toujours habité dans un quartier de luxe. J'ai la vie facile. Mais je suis, sous mes apparences, quelqu'un d'inaccessible. Evidemment, j'ai bon look, je suis bien taillée (je suis mannequine, je vous le rappelle) mais je suis quand même respectueuse envers moi-même. Je suis enviée de toutes, et je suis priée d'être celle que ces Monsieurs voudront avoir à leurs côtés tout le restant de leurs vie. Balivernes. Je ne veux pas d'eux. Je n'ai besoin de rien, ni de personne. Vivant dans un monde qui me procure argent et vie facile, je n'ai personne à envier. Je m'envie moi-même. Mon crédo? « Sois belle et consomme. »
___Après m'être levée à 14h passé, ayant eu une nuit de sommeil agité et m'étant couchée à pas d'heure, je décide de sortir. De ce fait, j'appelle mon meilleur ami, Luke. Luke est le gentleman, le charmeur de ses dames... Et je sais pertinamment qu'il a un faible pour moi. Celui-ci me l'ayant avoué à mainte reprise (et ayant refusé ses avances à chaque fois), je sais désormais à quoi m'en tenir. Mais il est si charman qu'il est difficile de lui résister. C'est la raison pour laquelle je continue à traîner avec lui. Je l'aime. Non pas comme un chéri, un amant, mais comme un frère. D'une amitié presque invincible et incassable, nous vivons. Même si, de son côté, il espère bien plus. Même quand je suis trop saôul pour l'écouter, je reste inaccesible. Je ne suis pas dupe. Loin de là. Ne nous penchons pas plus vers la question.
___Il est 15:38, j'ai la gueule de bois et mes cheveux sont sales et hérissés. Après avoir appelé Luke et avoir eu son feu vert pour bouger de là, je pris ma douche. J'en ressors un quart-d'heure plus tard, propre et nette. J'opta pour un débardeur vert, une veste American Apparel, un passe-tête vert également, une ceinture Guess achetée via Italie, un jean Kaporal, des chaussures Prada et un sac à main Gucci. Parfumée de mon Chanel n°5, je quitta la maison direction Avenue Preston.
___D'une démarche gracieuse et élégante, j'arrivai légèrement en retard au point de rendez-vous donné - à savoir au croisement de Preston Avenue. Voyez-vous, ce jeune homme là-bas, doté d'une classe et d'une élégance à vous couper le souffle ? Il est si beau. Tellement charmant. Son sourire irresistible vous emporte dans un autre monde. Celui du Paradis. Il a la peau douce comme une peau de bébé. Ses cheveux soigneusement coiffé vous donne envie de le prendre par la tignasse et de l'emmener chez vous direction le septième ciel. Ceci est Luke, mon meilleur ami. Non, vous ne rêvez pas. Il est très chic et distingué. Il est de ceux qu'on imite mais que jamais l'on égale. Celui qui vous fait rêver et fantasmer mainte et mainte fois. Celui de qui vous voudriez tenir la main, et cela pour la vie. Et devinez quoi ? Il est mort d'amour pour moi. D'un amour inaccessible et charnel, il m'aime et me veux, me désire. Me veux moi et pas toute ses pétasses blondes à deux balles. Mais je trouve qu'en lui de l'amitié profonde et un immense respect. Il a beau m'ouvrir les yeux sur le fait que nous irions bien ensemble et tout le baratin, mais ça ne marche pas. Belle, jeune, fraîche et si inaccessible. Ce qui fait tout mon charme.
___ - Luke d'Amour !, dis-je en masquant ma joie.
___ - Princesse., me dit-il tendrement en me serrant dans ses bras.